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Les
missions du CHSCT
Le CHSCT joue un rôle essentiel
pour contribuer à la protection de la santé,
de la sécurité et à l’amélioration
des conditions de travail des salariés de l'établissement
et de ceux mis à sa disposition par une entreprise
extérieure, y compris les travailleurs temporaires
(article L. 4612-1 du Code du Travail).
Il a pour principales missions :
La
protection de la santé physique et mentale
des salariés
L’amélioration
de l’organisation, des conditions de travail
et de la sécurité
L’évaluation,
l’analyse et la prévention des risques
professionnels
L’accès
aux femmes à tous les emplois
La
prise en compte des problèmes liés
à la maternité
L’insertion
des handicapés aux postes de travail
La
prévention du harcèlement sexuel et
moral au travail
La
protection contre les risques psychosociaux (stress,
dépression, suicide…)
La
conduite de missions d’études et d’enquêtes.
La
législation
L'article L.4614-12 du Code du Travail
donne la possibilité au CHSCT de faire appel
à un expert agréé dans 2 cas
:
1.) Lorsqu'un risque grave,
révélé ou non par un accident du
travail, une maladie professionnelle ou à caractère
professionnel, est constaté dans l'établissement.
Les termes « risques graves »
et « maladies professionnelles »
englobent l’ensemble des atteintes à la
santé auxquelles sont confrontés les salariés
au cours de leur activité professionnelle. Le
CHSCT peut recourir à une expertise relevant
de risques pouvant être d’ordre physiques,
organisationnels, chimiques ou psychosociaux (stress,
santé mentale, harcèlement…), etc.
La procédure peut être mise en place suite
aux constats faits par les représentants du personnel,
la médecine ou l’inspection du travail
sur l’augmentation des maladies professionnelles,
des accidents du travail et/ou de l’absentéisme,
mais aussi à la suite des plaintes de salariés
sur leurs conditions de travail.
2.) En cas de projet important
modifiant les conditions d'hygiène et de sécurité
ou les conditions de travail, et notamment,
avant toute transformation importante des postes de
travail découlant de la modification de l’outillage,
d’un changement de produit ou de l’organisation
du travail, avant toute modification des cadences et
des normes de productivité.
Exemple :
Modification des horaires et des
rythmes de travail, Changement de process de fabrication,
nouvel équipement de travail, Déménagement
et/ou réaménagement de locaux, Réorganisation,
restructuration de services, Etc.
Dans le cas où le comité
d'entreprise ou d'établissement a recours à
un expert à l'occasion d'un projet important
d'introduction de nouvelles technologies, le CHSCT doit,
s'il souhaite un complément d'expertise sur les
conditions de travail, faire appel à cet expert
(article L2323-13 et 14 du Code du Travail).
La
demande d’expertise et la procédure de
délibération :
La demande d’expertise doit être
portée à l’ordre du jour d’un
CHSCT et il est recommandé aux membres du CHSCT
de procéder à 3 votes distincts :
un
premier vote sur la nécessité de l’expertise
(risques graves, projet…) et les raisons
du recours à un expert extérieur
un
deuxième vote sur le choix d’un expert
agréé (le choix de l’expert
appartient aux membres CHSCT), la définition
du cahier des charges et de sa mission
un
troisième vote mandatant un membre du CHSCT
(généralement le secrétaire)
pour prendre contact avec l’expert, mettre
en place l’expertise et éventuellement
ester en justice.
Les décisions sont prises à
la majorité des membres délibératifs
présents (le président du CHSCT ne prend
pas part au vote).
L'employeur peut contester la nécessité
de l'expertise, le choix de l'expert, le coût,
l'étendue de l'expertise. Il doit porter cette
contestation devant le président du Tribunal
de Grande Instance qui statue en urgence.
Les frais de l’expertise et de
justice sont à la charge de l’employeur.
Lorsque le CHSCT envisage
de recourir à une expertise, il est souhaitable
que celui-ci prennent contact avec les experts de l’IRCAF
Réseau avant la réunion, afin d’étudier
ensemble la recevabilité de la demande et de
préparer la délibération qui sera
votée.
| Les
objectifs de l’expertise
L’expertise permet :
-
 d’établir
un diagnostic sur les conditions réelles
de travail et leurs conséquences
possibles en termes de santé et de
sécurité au travail ;
-
 de
donner des moyens d’actions aux CHSCT
afin que celui-ci puisse intervenir avec
pertinence sur les questions de santé
au travail dans l’entreprise ;
-
 de
proposer des solutions l’amélioration
des conditions et de l’organisation
du travail en impliquant les membres du
CHSCT et le personnel de l’entreprise.
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La
méthode
La méthode
d’intervention mise en œuvre par
les intervenants de l’IRCAF Réseau prend
appui sur l’analyse des situations réelles
de travail, sur une approche multifactorielle des conditions
(matérielles, organisationnelles, réglementaires,
économiques…) dans lesquelles les acteurs
du travail réalisent l’activité.
La méthode :
privilégie
l’intervention de plusieurs points de vue
d’experts (ergonomie et clinique de l’activité,
médecine, organisation du travail, économie,
etc.);
identifie
les conséquences en termes de santé
et sécurité;
s’appuie
sur la participation effective des salariés.
L’IRCAF Réseau remettra
un rapport d’expertise au CHSCT constituant la
base d’une appropriation collective de l’analyse
et des conclusions apportées par l’ensemble
des partenaires concernées. Il dégagera
des éléments prédictifs de
réflexions sur les conséquences possibles,
en termes de conditions du de travail, de santé
et de sécurité et accompagnera les acteurs
sur la base de préconisations d’actions
ou de réflexions (techniques, organisationnelles,
ou managériales susceptibles de transformer et
d’améliorer les situations de travail).
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